Fils Chatoyants


Les éditions successives d’Art Basel Miami s’accompagnent d’installations temporaires plus ou moins réussies. On peut être partagé sur certaines, soit, mais comment ne pas applaudir à la vue de Shimmering – mot que selon les puissants webtionnaires à disposition de 5000k, on peut traduire par miroitement, mouvant, chatoyant – une installation de Rachely Rotem et Phu Hoang que nous présente le fameux site vert « Inhabitable ».

Shimmering se présente sous la forme d’un réseau de fils tressés pour former des dais et des chandeliers. Les fils caressent le vent – et non pas le contraire – et mettent l’espace en léger mouvement. Ces ondulations sont relayées par une système de capteur permettant à l’éclairage d’entrer en interaction avec le vent. Rachely déclarait sur le site d’un journal en ligne que l’installation mobilise le high-tech et le low-tech : low-tech des fils fluorescents, high-tech des capteurs anémométriques pilotant les lampes.



L’installation est sur une plage de la ville. Elle est biodégradable : les fils seront recyclés, et les plots de béton des fondations serviront de récifs artificiels une fois coulés dans les eaux troubles des Bermudes.



Via Inhabitat

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3 Commentaires

  1. Très beau dispositif, que le discours verdoyant n’arrive pas à dégrader, mais dont on se passerait quand même, surtout dans une manifestation de ce genre, avec noria de touristes internationaux et surfréquentation aéroportuaire conséquente. Si on veut vraiment se la jouer vert, on raconte pas des fadaises sur la caresse du vent, on part à pied dans la nuit noire de la campagne et on va regarder les étoiles. C’est pas mal, d’ailleurs, mais bon.

  2. Prof Z

    La beauté dépasse le descriptif, le storytelling et la catégorisation en low tech , hight tech ou green tech….
    Cela me remet en mémoire plusieurs installations filaires de l’atelier Oï à une echelle plus reduite à l’institut suisse de Milan et dansun musée à Zurich, transformées depuis en produits luminaires pour Foscarini et sièges tables pour B& B Italia.

    http://www2.atelier-oi.ch/fileadmin/Medias/pdf/hochparterre.pdf

  3. Prof Z

    “IL FAUT ELARGIR LE MONDE” Erik Orsenna mais comment?
    HAPPY FEW ?
    Pierre Doze écrit dans l’officiel 1000 modèles “De jeunes designers français, notamment , enfilent aussi le costume de la transformation du monde. ça marche bien , surtout lorsque leur frimousse et leur talent oratoire permettent de servir la cause qui donnera lieu plus tard à la réalisation de tables basses, de petits placarts luisants ou de sceaux à champagne”. Ce qui veut dire en clair selon moi qu’ils deviennent vite des designers de petits meubles sans evergure invisible à Milan, des designers de séries limitées, des designers de galeries parisiennes de design, des designers de promotion de marques (souvent des marques boissons comme le champagne ou de la bière )….
    DEAD END?
    Et on peut donc légitimement se poser la question de leur rôle dans le changement du monde. “Je veux changer le monde” disait humblement Karim Rashid. L’artiste designer New Yorkais Tobias Wong lui a retourné un decoupage de son livre en forme de révolver de papier….. Ils se sont fâchés et puis… Tobias à 33 ans s’est suicidé et Karim et Paola Antonelli ( Moma) sont venus mettre sa rose noire faite avec du tissus de gilet pare balle sur sa tombe…. Dead end?
    http://worldredeye.com/tag/mathieu-lehanneur/

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