La ligne verte


Si l’on va sur Wikipédia France, on apprend qu’il y a plusieurs ligne verte : une servait de ligne de démarcation entre Beyrouth Ouest et Beyrouth-Est durant la guerre du Liban, d’autres séparent Israël de la Cisjordanie, le Chypre turc du Chypre grec, et je ne passe sous silence le fait que durant l’occupation, c’est encore une ligne verte qui séparait la zone occupée de la sois-disant zone libre. Il y a encore une ligne verte de métro à Montréal, qu’on appelle ligne verte parce qu’ailleurs il y a aussi des lignes vertes dans les métros mais personne n’a l’idée de les appeler comme ça (quoique Milan, il me semble, a aussi sa ligne verte). En bref, la ligne verte sépare plutôt qu’elle ne réunit. C’est sa nature, son crédo. Toute sauf une, la ligne verte installée par OKRA à Utrecht, et dont wikipédia ne souffle pas un mot.

Mais qu’est ce que c’est ? Une ligne qui marque l’emplacement du castro romain qui servit de noyau à la ville. Le castro est depuis longtemps enfoui sous la chaussée. Une ligne en acier corten intègre un éclairage vert et une machine à fumée. La légère brume qui monte du sol transforme la ligne de lumière en une limite floue, mystérieuse. EN (re)bref, une intervention subtile comme on les aime. Elle a été installée à l’occasion de Trajectum lumen, une évènement local autour de la lumière.


Source : FloresEnElAtico

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