Bien sûr, les trainées noires sur laissées sur le plafond par Olivier Kosta-Théfaine, un artiste parisien né en 1972, semblent à première vue peu avoir à faire avec la lumière. Si vous pensez celà, c’est que vous n’êtes jamais descendus dans la mine, vous n’avez jamais non plus souillé de votre lampe à Acétylène les ciels de carrière parisien dans les habits d’un cataphile, vous n’avez encore moins vu les plafonds, les peintures et les murs de votre salon ternis par les émanations de fumée d’un bec de gaz.

Symphonie (détail)- Flamme de briquet sur plafond – Exposition « né dans la rue – graffiti » - fondation Cartier 2009
Si la lumière électrique à supplanté rapidement la lumière au gaz, c’est bien parce qu’elle brulait dans sa propre atmosphère et ne polluait pas les pièces qu’elle éclairait. Le gaz, et à fortiori la bougie, laissaient leurs traces dans l’espace. Aujourd’hui, alors que tous les esprits se dédient au Développement Durable, on pourrait dire que la fumée est une sorte de sous produit de la lumière de la flamme, que l’on peut valoriser. C’est bien ce que fait Olivier Kosta-Théfaine avec son briquet, faisant du Space Writing par le truchement de la fumée. Ses interventions transforment une pratique de vandalisme urbain en art. Une exposition solo d’OKT est programmé à A.L.I.C.E, Bruxelles, en octobre 2010.

Source : Yatzer, qui publie une interview avec OKT
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