The Living, agence « Aware »


La cybernétique, inventée après la guerre par Norbert Wiener, a été défini comme « la science des analogies maîtrisées entre organismes et machines ». Compris ? Pour faire simple, disons quel a cybernétique à pour objet principal, comme le rappelle wikipédia,  » l’étude des interactions entre « systèmes gouvernants » (ou systèmes de contrôle) et « systèmes gouvernés » (ou systèmes opérationnels), régis par des processus de rétroaction ou feed-back. D’où le terme « cybernétique » qui provient du mot grec « kubernesis », et qui signifie au sens figuré l’action de diriger, de gouverner ».

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Norbert Wiener, père de la cybernétique

Basé sur le feed-back et l’information, elle avait été introduite en art par Nicolas Schöffer, qui avait créer les premières œuvres interactives : des sculptures qui se modifiaient en fonction du regardeur, ou par l’action de séquences de programmation, le jeu des lumières et de mouvements faisant que, tout comme on ne baigne jamais dans le même fleuve, personne, en théorie, ne voit la même œuvre.
NIcolas Schöffer, de l'art cybernétique
L’agence The Living fait du cybernetisme sans le nommer. Elle travaille sur différents projets de mise en communication des bâtiments. Le premier est Living Light, une canopée construite à Séoul. Il ne s’agit plus directement d’action artistique, mais d’action « citoyenne ». Il faut rendre visible des éléments invisibles pour éveiller les consciences. Être « aware », en somme, averti, au courant. Les couverture de cette construction informent les citadins sur la qualité de leur air. Si les plaques, sur lesquelles figurent le plan de la ville, s’illuminent, la qualité de l’air sur le secteur concerné s’est amélioré par rapport à l’année précédente. Si elle ne s’allume pas, c’est mauvais signe. On peut aussi envoyer des textos au bâtiment, qui est censé répondre.

Living Light à Séoul, par The Living

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la programmation electronique a été mise au point par le bureau Happold

Amphibious architecture est le deuxième projet Aware de The Living, cette fois-ci à New York. Il informe pele-mele sur la qualité de l’eau, l’état de la population halieutique, et l’intérêt des citoyens pour leurs cours d’eau. On peut envoyer des textos aux poissons, qui sont censés répondre. On recevra aussi des informations par SMS sur la rivière.

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Amphibious Architecture, par The Living. Photos Chris Woebken


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Avant l'installation Photos Chris Woebken


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parle à la rivière avec ton téléphone

Qu’espèrent les concepteurs de ce projet sélectionné par les commissaire de l’exposition  » the sentient city » ? Ils s’expliquent dans ce texte traduit par Google « Au lieu de traiter les rivières avec un «Ne pas déranger » approche, le projet encourage la curiosité et l’engagement. Au lieu de traiter l’eau comme une surface réfléchissante pour refléter notre propre image et à notre propre architecture, le projet établit une interface bidirectionnelle entre les milieux terrestres et aquatiques. Dans deux différents quartiers de New York, l’installation crée un calque dynamique et captivante de la lumière à la surface de la rivière. Elle rend visible l’invisible, de la cartographie une nouvelle écologie des populations, la vie marine, les bâtiments et l’espace public et susciter l’intérêt public et de discussion. »

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Ampibious Architecture dans son contexte - Photos Chris Woebken

Source : Building Blog et Life without building, qui présentait le projet à une phase antérieure.

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