Lumières, vos papiers !


Le mot washi désigne le papier traditionnel japonais, fabriqué généralement à partir de la fibre du murier. Eriko Horiki met cette technique de fabrication traditionnelle au service de l’illumination architecturale. Le papier diffuse une lumière très douce et riche en texture. On peut voir un exemple des effets obtenus au centre commercial Tokyo Midtown.

t-53

washi à Tokyo Midtown

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vue de l'exposition "Prayers through Washi"

Au-delà de la fabrication pure de papier, le studio d’Eriko Horiki maitrise des techniques de mises en oeuvre plus contemporaine: inclusion dans du verre, enduits spéciaux anti-feu et anti-bactériens, etc. Les projets sont définis avec l’architecte : l’écran de papier ci dessous mesure 11×2 m, sa fabrication a demandé un mois de travail à l’atelier.

alka sasebo - Nagasaki

alka sasebo - Nagasaki

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Eriko Horiki fabrique aussi des objets tridimensionnels baptisés « SHIMUS » ( contraction de washi/papier avec mus/attacher, réunir)
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Merci à « éloge de l’ombre » pour cette information. Rédigé par une lighting designer de Madrid, ce blog rassemble une foule d’intervention lumineuses. Elogio de la sombra, un blog muy chulo!

Au fait, comment fabrique-t-on le washi ? quelques précisions fournies par un site spécialisé

« La fabrication du washi exige beaucoup de dévotion, de patience et d’énergie physique. Ce sont probablement ces raisons qui expliquent que seuls les Japonais s’aventurent dans un processus si exigeant. Ce processus s’étend sur plusieurs étapes. Premièrement, on taille les branches du kozo, du mitsumata ou du gampi, on les met à tremper et ensuite on retire manuellement l’écorce de la branche. Puis, on sépare l’écorce interne, qui est à la fois malléable et résistante, du reste, pour ensuite la nettoyer, la broyer et l’étirer. On ajoute la fibre broyée à une solution liquide; combinés au tororo-aoi (racine d’hibiscus fermentée), ces deux ingrédients se transforment en une substance pâteuse. On étend ensuite cette pâte sur une grille maillée faite de bambou (nommée su) jusqu’à ce qu’elle soit répartie uniformément sur la grille et forme ainsi une feuille de papier. Les feuilles, encore humides, sont empilées les unes sur les autres. Plus tard, on les étend sur une planche de bois pour les faire sécher, soit à l’extérieur au soleil ou à l’intérieur sur un séchoir chauffant ».

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